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Le château envahi

L’été dernier je suis retourné dans ce château. C’est clairement pas la meilleure idée du monde de faire de l’urbex en plein mois d’août mais que voulez-vous, quand l’envie d’explorer appelle, c’est difficile de lui faire face !

Là, le problème principal, c’est que le lieu était complètement envahi par la végétation.
L’accès à la cour était bloqué et celui des bâtiments annexe aussi. J’ai quand même réussi à accéder au moins envahi de tous, qui était un autre poulailler.
Mais la meilleure sortie reste la petite chapelle qui se trouve dans une des tours de la battisse : tous les murs étaient peints, il y a avait des restes de moulures dorés et les vitres étaient marqués par des petites croix.

Dans la cour du château

Entre deux jours de pluie, je suis allé faire un tour dans un petit château ouvert aux quatre vents depuis qu’un feu a ravagé le bâtiment principal.
Même s’il est très facile d’accès, il est pas du tout squatté et il y a peine un ou deux tag pour nous sortir de notre exploration.

Il y a pas mal de bâtiments dans la propriété : des granges, des ateliers, des appartements de bonnes, des clapiers, des poulaillers et autres dépendances. Les toits se sont écroulé sur presque tout donc ça limite pas mal l’exploration… D’ailleurs, la tour de la cour principale ne va pas tarder à suivre ce chemin !
On trouve aussi un traceur transpercé par plusieurs arbres et des morceaux de plusieurs voitures anciennes.
Quant au « château », il n’a plus de toit mais plus de planché non plus, il a pas brulé à moitié !

En faisant le tour de la propriété on croise plusieurs entrées de souterrains plutôt dédié à l’eau qu’aux humains mais ça ferait bien envie d’aller jeter un coup d’oeil là-dedans…

Malheureusement on a été surpris par la pluie alors qu’il nous restait encore une série de bâtiments à explorer, j’y retournerais quand le temps sera moins incertain.

Mes photos ont été prise avec un objectif 55-200 parce que je l’avais depuis quelques semaines mais je n’avais pas encore eu l’occasion de le tester.

Et une série de photo de ma soeur avec un objectif plus classique :

Perdue dans les ruelles

C’est le printemps, je peux reprendre mes urbex sans craindre d’avoir trop froid ou de tomber sur des endroits trop humides et donc dangereux !
Enfin, ça, il faut le dire vite…

Quoiqu’il en soit, j’en profite pour me promener dans des coins que je n’ai pas encore beaucoup exploré et comme dans toute ville ancienne et campagnarde, on tombe vite sur des urbex.

Je suis d’abord tombée sur une petite bâtisse construite sur un rocher. Au vu de l’odeur et des cadavres de bouteilles du premier étage, elle est très largement squatté… Pour accéder, au deuxième étage, il faut passer par des escaliers extérieurs pour arriver sur une porte bancale qui laisse entrevoir une pièce au planché troué.
Quand on continue de monter la ruelle, j’aperçois un casson en bois qui laisse présager quelques surprises… En me rapprochant, je tombe sur du street art version artiste torturé et je me rend compte que le casson commence avec des escaliers en pierres qui pourraient bien s’écrouler et fini dans une maison qui a une bonne tête d’urbex. Sauf que le planché a vraiment l’air tout pourri et personne ne sait que je suis là donc je n’ai pas tenté le diable… ça sera pour une autre fois !

Carrière envahie

Petite pause dans les inktober parce que je ne pourrais pas les scanner ce week-end.
A la place, je vous emmène faire de l’urbex ! Dans une carrière abandonné depuis… holà… Je sais qu’elle était en activité quand mon grand-père était petit parce qu’il y jouait avec des enfants qui habitaient dans les maisons des ouvriers et qu’elle était déjà abandonné depuis longtemps quand mon père était ado parce qu’il y a fait un jeu de rôle grandeur nature… Je vous laisse choisir la période qui vous branche hein.

Cette carrière, je passais devant souvent et elle m’a toujours fasciné. Le seul bâtiment qu’on voyait depuis la route y était pour beaucoup : il a une forme presque humaine. Je pensais que c’était la maison d’un géant et qu’il était endormi à l’intérieur. Evidement j’ai longtemps eu peur qu’il se réveille pile au moment où on passait par là.

Le géant en question (qui est sur la droite quand on est à l’entrée de la carrière) s’est révélé être une arrivée de chariots et donc de pierres avec un joli petit trou juste à côté. Un peu plus loin, quelqu’un a posé des tronc de bouleaux en croix, pour faire un radeau ? une cabane ? Quoiqu’il en soit il les a oublié puisqu’ils étaient déjà comme ça à ma première venue qui date de plus de 6 ans.
D’ailleurs, cette première venue m’avait permis de savoir qu’il y a un étang au centre de la carrière et que l’eau pouvait donc me barrer le chemin…
Je savais pas trop ce que je cherchais en venant là mais j’étais persuadé que j’allais tomber sur un truc qui dépote.
Il y a plein de chemins :
1 – J’ai commencé par le plus loin de l’entrée mais j’ai vite été bloqué par le sol marécageux où mes pieds s’enfonçaient de plus en plus. Demi-tour.
2 – Je trouve un petit chemin à côté mais il continue sur une monté de 2-3 mètres avec très peu de prises et un sol beaucoup trop friable. Demi-tour.
3 – Je décide de retourner au début et de tenter le premier chemin à côté du géant. Je me retrouve bloqué par un bouleau tombé en travers et qui s’est fait des amies ronces. J’ai rien pour me frayer un chemin. Demi-tour.
4 – Il me reste 2 chemins : tout les deux finissent dans la forêt. Je commence encore avec le plus loin de l’entrée et je me retrouve vite en surplomb du premier chemin marécageux. Je tombe sur des déchets qui ne sont pas prêt de disparaitre (boite électrique, bidon d’essence…) mais ils sont presque toujours à la lisière d’une petite rigole. Je fini par arriver au dessus d’un deuxième (mini-)étang, l’endroit m’a l’air super beau mais si je descend j’aurais les pieds dans l’eau. Je veux continuer à le longer mais la nature devient trop dense. Demi-tour.
5 – Je me lance dans le dernier chemin dans la forêt. Je commence par monter la petite colline et j’atterris au dessus du géant, c’est cool mais c’était pas mon but donc je commence à la contourner en espérant contourner aussi le bouleau du chemin 4.
Je commence à fatiguer d’ailleurs, j’arrête pas de me faire piquer par les moustiques, je manque de tomber régulièrement et j’y crois plus trop. Du coup, quand je vois une rigole + un talus devant moi je me dis que je vais pas tarder à faire demi-tour. Je rate mon saut et je tombe les fesses les premières… Mais en relevant la tête je me rend compte que je suis dans une clairière. ça y est je l’ai mon truc qui dépote !
Seul problème : mon appareil photo n’a plus de batterie.
Je décide de continuer sur le chemin qui sort de la clairière pour savoir si ça vaut vraiment le coup que je revienne. Je longe plusieurs poteaux électriques à terre et je retrouve mon mini-étang avec un autre chemin à droite. Des pierres délimitent la route, il y a forcement quelque chose au bout…
Je fini par tomber sur une ligné de bâtiments, je me contente de suivre les escaliers qui mènent à la colline au dessus, je tombe sur 2 toilettes en piteux état et… un puit ? un lavoir ? une baignoire commune ? Un baton d’un peu plus d’1m ne touche pas le fond et je me rend compte qu’un cadavre de bestiole flotte sur l’eau.
Et au fait, personne sait que je suis là… Je flippe et part sans me retourner !

Je suis revenue quelques jours plus tard, accompagné de mon père, mon frère et ma soeur qui étaient plutôt enthousiastes à l’idée d’explorer cette endroit !
Retour au début des bâtiments qui sont tous sur notre gauche, on tombe sur des vestiaires, puis plusieurs hangars qui devaient servir à réparer des voitures, des outils et les wagons de la carrière.
Une centrale électrique bien entamé, plein d’autres petits bâtiments sans lumière dans lequel on ne se risque pas parce qu’on a repéré des trous béants dans les plus éclairés.
Des volets jaunes cachés derrière les ronces laissent supposer qu’il y a des habitations à l’étage. On peut monter les escaliers mais on tente pas d’explorer les appartements, le sol a pas l’air super solide…
Les traces d’une rampe à droite laisse supposer qu’on surplombe des escaliers et qu’il y a d’autres bâtiments en contre-bat sur la droite mais vu leur état on évite de s’y risquer.
Au bout du chemin on tombe sur une propriété privé, un chien qui aboie… et ça y est, on a fini notre voyage dans le temps, on est revenus à la civilisation.

Pour ceux qui ont la flemme de lire mon pavé, il y a des légendes en cliquant sur les photos.

Manufacture abandonnée

Parfois, derrière un bâtiment entièrement rénové se cache un autre laissé à la merci du temps.
Et c’est encore plus vrai dans les villes qui ont perdues de leur rayonnement d’antan, à cause d’une industrie spécialisé qui n’a pas su se renouveler. Ici, il y avait des manufactures de tapisseries à la pèle, mais elles ont maintenant disparues, été transformés ou tout simplement été abandonnés jusqu’à ce qu’on leur donne une nouvelle utilité.

Pour rentrer, il suffisait de passer un petit porche pour arriver dans une cour avec, à gauche, un préau (qui n’en était pas un à la base) avec accés à la rivière, des toilettes, des remises, et une espèce de chaufferie ouverte aux 4 vents; et à droite, la manufacture. Cette dernière était fermée, j’ai repéré une porte qui avait visiblement été forcée mais pas sûre que mes prédécesseurs aient réussis à rentrer vu l’aperçu que j’ai pu avoir depuis des fenêtres casées.
Par contre, le reste a clairement été squatté à 2 endroits et des chats errants ont élus domicile dans une partie du bâtiment grâce à un trou dans le mur.

Bureaux en vrac

C’était pas la première fois que je faisais de l’exploration urbaine mais la première fois que je faisais des photos. Faut dire, quand on a un Canon EOS 5D dans les mains, on a envie de faire des photos -tout-le-temps- et c’est pas cool pour mes disque durs…
En tout cas, cette fois, j’ai bien pris le virus, vous avez pas fini de voir des photos d’urbex !

Dans ma ville, une usine de tapis a récemment était détruite, laissant un gros trou dans le paysage et une grande friche de gravats qui ne vont pas être évident à nettoyer… Par contre, ils n’ont pas détruit les bureaux qui étaient en bord de route ! Et quand on me donne les clefs du portail, je me fais pas prier pour explorer ! (ok, c’était pas ces photos que je devais faire, mais j’ai fait les autres aussi alors bon…)
Ne vous étonnez pas du peu de plans larges, je me suis rendu compte que j’aime surtout prendre des détails. Et puis mes plans larges étaient nazes.