Carrière envahie

Petite pause dans les inktober parce que je ne pourrais pas les scanner ce week-end.
A la place, je vous emmène faire de l’urbex ! Dans une carrière abandonné depuis… holà… Je sais qu’elle était en activité quand mon grand-père était petit parce qu’il y jouait avec des enfants qui habitaient dans les maisons des ouvriers et qu’elle était déjà abandonné depuis longtemps quand mon père était ado parce qu’il y a fait un jeu de rôle grandeur nature… Je vous laisse choisir la période qui vous branche hein.

Cette carrière, je passais devant souvent et elle m’a toujours fasciné. Le seul bâtiment qu’on voyait depuis la route y était pour beaucoup : il a une forme presque humaine. Je pensais que c’était la maison d’un géant et qu’il était endormi à l’intérieur. Evidement j’ai longtemps eu peur qu’il se réveille pile au moment où on passait par là.

Le géant en question (qui est sur la droite quand on est à l’entrée de la carrière) s’est révélé être une arrivée de chariots et donc de pierres avec un joli petit trou juste à côté. Un peu plus loin, quelqu’un a posé des tronc de bouleaux en croix, pour faire un radeau ? une cabane ? Quoiqu’il en soit il les a oublié puisqu’ils étaient déjà comme ça à ma première venue qui date de plus de 6 ans.
D’ailleurs, cette première venue m’avait permis de savoir qu’il y a un étang au centre de la carrière et que l’eau pouvait donc me barrer le chemin…
Je savais pas trop ce que je cherchais en venant là mais j’étais persuadé que j’allais tomber sur un truc qui dépote.
Il y a plein de chemins :
1 – J’ai commencé par le plus loin de l’entrée mais j’ai vite été bloqué par le sol marécageux où mes pieds s’enfonçaient de plus en plus. Demi-tour.
2 – Je trouve un petit chemin à côté mais il continue sur une monté de 2-3 mètres avec très peu de prises et un sol beaucoup trop friable. Demi-tour.
3 – Je décide de retourner au début et de tenter le premier chemin à côté du géant. Je me retrouve bloqué par un bouleau tombé en travers et qui s’est fait des amies ronces. J’ai rien pour me frayer un chemin. Demi-tour.
4 – Il me reste 2 chemins : tout les deux finissent dans la forêt. Je commence encore avec le plus loin de l’entrée et je me retrouve vite en surplomb du premier chemin marécageux. Je tombe sur des déchets qui ne sont pas prêt de disparaitre (boite électrique, bidon d’essence…) mais ils sont presque toujours à la lisière d’une petite rigole. Je fini par arriver au dessus d’un deuxième (mini-)étang, l’endroit m’a l’air super beau mais si je descend j’aurais les pieds dans l’eau. Je veux continuer à le longer mais la nature devient trop dense. Demi-tour.
5 – Je me lance dans le dernier chemin dans la forêt. Je commence par monter la petite colline et j’atterris au dessus du géant, c’est cool mais c’était pas mon but donc je commence à la contourner en espérant contourner aussi le bouleau du chemin 4.
Je commence à fatiguer d’ailleurs, j’arrête pas de me faire piquer par les moustiques, je manque de tomber régulièrement et j’y crois plus trop. Du coup, quand je vois une rigole + un talus devant moi je me dis que je vais pas tarder à faire demi-tour. Je rate mon saut et je tombe les fesses les premières… Mais en relevant la tête je me rend compte que je suis dans une clairière. ça y est je l’ai mon truc qui dépote !
Seul problème : mon appareil photo n’a plus de batterie.
Je décide de continuer sur le chemin qui sort de la clairière pour savoir si ça vaut vraiment le coup que je revienne. Je longe plusieurs poteaux électriques à terre et je retrouve mon mini-étang avec un autre chemin à droite. Des pierres délimitent la route, il y a forcement quelque chose au bout…
Je fini par tomber sur une ligné de bâtiments, je me contente de suivre les escaliers qui mènent à la colline au dessus, je tombe sur 2 toilettes en piteux état et… un puit ? un lavoir ? une baignoire commune ? Un baton d’un peu plus d’1m ne touche pas le fond et je me rend compte qu’un cadavre de bestiole flotte sur l’eau.
Et au fait, personne sait que je suis là… Je flippe et part sans me retourner !

Je suis revenue quelques jours plus tard, accompagné de mon père, mon frère et ma soeur qui étaient plutôt enthousiastes à l’idée d’explorer cette endroit !
Retour au début des bâtiments qui sont tous sur notre gauche, on tombe sur des vestiaires, puis plusieurs hangars qui devaient servir à réparer des voitures, des outils et les wagons de la carrière.
Une centrale électrique bien entamé, plein d’autres petits bâtiments sans lumière dans lequel on ne se risque pas parce qu’on a repéré des trous béants dans les plus éclairés.
Des volets jaunes cachés derrière les ronces laissent supposer qu’il y a des habitations à l’étage. On peut monter les escaliers mais on tente pas d’explorer les appartements, le sol a pas l’air super solide…
Les traces d’une rampe à droite laisse supposer qu’on surplombe des escaliers et qu’il y a d’autres bâtiments en contre-bat sur la droite mais vu leur état on évite de s’y risquer.
Au bout du chemin on tombe sur une propriété privé, un chien qui aboie… et ça y est, on a fini notre voyage dans le temps, on est revenus à la civilisation.

Pour ceux qui ont la flemme de lire mon pavé, il y a des légendes en cliquant sur les photos.

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